« La majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d'épices et de stimulants (café, cacao), bénéficie de l'activité pollinisatrice des animaux » expliquent les chercheurs français et allemands qui ont réalisé l'étude.
35 % de la production mondiale de nourriture est directement dépendante des pollinisateurs, 60 % provient des cultures comme les céréales qui ne dépendent pas de ces insectes, et pour 5 %, l'importance du rôle des pollinisateurs est encore inconnue.
L'étude a calculé la valeur totale du service de pollinisation des insectes, dont l'estimation a été réalisée sur la base des prix en vigueur en 2005 : le montant s'élève à 153 milliards d'euros, soit 9,5% de la valeur de la production agricole mondiale.
« Les résultats montrent que les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés en cas de disparition totale des pollinisateurs : la production mondiale ne suffirait plus à satisfaire les besoins aux niveaux actuels. Les régions importatrices nettes comme l'Union européenne seraient plus particulièrement touchées » expliquent l'INRA et le CNRS.
Le déclin des abeilles et autres insectes pollinisateurs aurait un impact catastrophique sur l'agriculture mondiale : il diminuerait la production agricole, et augmenterait les prix de l'alimentation, aggravant la crise alimentaire mondiale qui sévit actuellement.
L’étude réaffirme l'importance de la préservation des abeilles, dont des colonies entières sont décimées de façon très inquiétante, notamment par les pesticides utilisés dans l'agriculture.
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