La pollution lumineuse est un phénomène mal connu : les excès de lumières artificielles masquent la nuit, nécessaire à l'horloge biologique de toutes les espèces, dont l'homme.
Le projet de loi vise donc à réglementer l'excès d'éclairage artificiel la nuit. Non content de consommer beaucoup d'énergie, et d'être responsable de 4 % des émissions totales de gaz à effet de serre en France, l'éclairage public représente également près de la moitié des factures énergétiques des communes. Selon l'ADEME, 30 % de cette facture pourrait être diminuée, ce qui enlèverait chaque année de l'atmosphère 185 000 tonnes de CO2.
Les lumières ne sont pas qu'un gaspillage d'énergie : elles sont aussi une source de perturbation de la santé humaine et de la biodiversité. Le halo lumineux qui nous entoure nous empêche de voir le spectacle des étoiles, est nocif pour la santé et modifie en profondeur les écosytèmes et l'équilibre de la chaîne alimentaire.
« Briser l’alternance naturelle du jour et de la nuit perturbe considérablement la faune et la flore. Elle affecte la migration, la reproduction, la chasse ou encore la pollinisation de nombreuses espèces » explique dans un communiqué le ministère de l'écologie. « De surcroît, l’homme ne serait pas épargné par cette exposition prolongée à la lumière artificielle : éblouissement, troubles du sommeil, facteur possible d’incidence des cancers... » ajoute le ministère. 20 % de la surface de la planète peut être considérée comme atteinte par la pollution lumineuse.
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