« Notre objectif est d'obtenir une dizaine d'élus, et de faire mieux que lors du dernier scrutin de 2006, où nous avions obtenu sept sièges », explique Gaël Roustan, coprésident de Fac Verte. Ce score, encourageant pour une organisation créée en 2004, lui avait fait prendre la cinquième place, loin derrière l'UNEF (gauche), arrivée en tête en 2006, la FAGE (associations étudiantes), l'UNI (droite universitaire) et PDE (corpos). Il ne lui avait pas permis d'avoir des représentants au Cnous (Conseil national des oeuvres universitaires et scolaires), et d'être considérée comme une organisation représentative pour recevoir des subsides de l'Etat. Les cotisations de ses adhérents, un accord avec la FAGE qui lui reverse une petite partie de ses subventions, ainsi que quelques financements sur projet lui permettent de boucler un budget serré de 25 000 euros. Sans permanent ni local, Fac Verte est présente dans une dizaine d'académies, notamment à Rouen, Grenoble et Aix-Marseille. L'organisation dit n'avoir aucun lien avec les Verts ni avec son mouvement de jeunesse. Elle défend le "rassemblement des écologies", et s'est positionnée contre le contrat première embauche (CPE) et contre la loi sur les libertés et responsabilités des universités (LRU).
Derrière son slogan « Ensemble, faisons de notre université le laboratoire d'un autre monde », qui évoque une certaine proximité avec le mouvement altermondialiste, les principales propositions des listes Fac Verte concernent le logement, l'aide sociale et la restauration universitaire. En matière d'aide sociale, Fac Verte défend la suppression du système actuel de bourses ainsi que de la demi-part fiscale et son remplacement par une « allocation universelle de formation ».
Pour l'heure, l'organisation peut se targuer de victoires plus modestes, comme d'avoir réussi à imposer, dans un restaurant universitaire de Grenoble, que tous les féculents servis aux étudiants soient issus de l'agriculture biologique.
Le discours de Fac Verte commence à intéresser les étudiants. « Si on en croit les sondages qui montrent que 85 % des jeunes se disent désormais concernés par l'environnement, nous devrions avoir un bel avenir devant nous », s'amuse Gaël Roustan.
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