Plutôt solaire thermique ou photovoltaïque ? Deux procédés mais une seule source d’énergie : le rayonnement solaire. Dans le premier cas, il fournit de la chaleur, véhiculée par de l’eau, et dans le second de l’électricité.
Le thermique, une solution d’appoint
Le solaire thermique est le petit poucet du secteur, on utilise des capteurs pour produire dans une habitation de l’eau chaude sanitaire ou pour contribuer au chauffage. C’est une énergie d’appoint. En France, le marché du solaire thermique se classe selon trois catégories : les chauffe-eau solaires individuels ; les systèmes solaires combinés (eau chaude sanitaire + chauffage) et la production d’eau chaude solaire collective. Par exemple, pour un chauffe-eau particulier de ce type comptez 4m² de capteurs. Mais la star de l’énergie solaire demeure sans conteste le photovoltaïque.
Le photovoltaïque, mode d’emploi
Voici venir la vedette de l’énergie solaire : le photovoltaïque. Contrairement au thermique, la lumière est cette fois convertie en électricité et ce, grâce à des matériaux dits « semi-conducteurs », comme le silicium – le plus utilisé –, qui au contact des photons, composants de la lumière, libèrent les électrons nécessaires à la production d’électricité.
Le courant électrique généré est ensuite recueilli par des fils métalliques très fins. L’ensemble des cellules photovoltaïques forme un module qui produit de l’électricité en continu. Quand l’installation est effectuée sur des sites isolés et non reliés à un réseau de distribution électrique, il faut prévoir un système de stockage du courant. Côté installation la performance d’un panneau photovoltaïque dépend logiquement de son orientation ainsi que de l’ensoleillement.
Où installer les panneaux ?
Inclinaison du soleil, rotation de la terre : des contraintes à prendre en compte à l’occasion de l’installation de panneaux photovoltaïques sur le toit de son habitation et pour mesurer l’ensoleillement de son secteur géographique. Rares sont les panneaux positionnés exactement face au soleil et inexistants sont ceux qui profitent d’un rayonnement en continu. En d’autres termes la production d’électricité s’effectue à partir de productions partielles, notamment quand le ciel est couvert. La luminosité permet alors d’obtenir du courant électrique. Il existe désormais des outils permettant de connaître l’ensoleillement de sa maison et d’anticiper sa production d’électricité annuelle en kilowattheures (kWh). Le site Internet Sun time (www.sun-time.org) est l’un d’entre eux. Après identification de votre habitation par satellite, vous pourrez découvrir le nombre d’heures de soleil disponible dans votre zone. Un calcul qui vous sera toutefois facturé.
Combien ça coûte ?
Une offre toujours plus grande et un coût toujours plus difficile à cerner. Bref, un casse-tête lorsque l’on veut se lancer dans l’installation de panneaux solaires photovoltaïques. A ne pas oublier dans tous les cas de prendre en compte les prix du matériel et de la main d’œuvre ainsi que le crédit d’impôt octroyé au foyer pour ce type d’investissements.
Pour un système standard, le coût oscille pour une maison particulière entre 10 000 et 30 000 euros hors taxes. D’après l’Observatoire des énergies renouvelables, pour une famille de quatre personnes consommant annuellement 2 500 kWh (hors chauffage électrique et eau chaude sanitaire), une installation de 25 m² serait nécessaire. Pour se retrouver dans la jungle du photovoltaïque, un conseil : se référer à l’Appellation qualité pour les installateurs de systèmes solaires photovoltaïques. 2 000 entreprises françaises ont reçu ce label. Toutes les informations sur le site www.qualipv.org.
Bonus
Aujourd’hui l’économie de CO2 est évaluée en moyenne à 600 grammes par kilowattheure par rapport à une énergie fossile. Autre astuce cette fois pour le portefeuille : le rachat par EDF de l’électricité produite par les panneaux photovoltaïques (0,3 euros/kWh).
Les projets individuels de panneaux solaires ne cessent d’augmenter. Selon les chiffres du ministère de l’Ecologie et de l’Energie, leur nombre serait passé de 150 par mois en 2006 à 1 800 en 2008.
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