Khalid Touqan, directeur de la Commission jordanienne de l'énergie atomique, a indiqué que le protocole d'accord, signé lors de la visite en France du roi Abdullah II de Jordanie, était une « déclaration de principe » qui établit les orientations pour un accord global sur l'exploitation minière dans le centre de la Jordanie.
L'accord formel devrait être finalisé dans le courant du mois de septembre. Celui-ci ne se limitera pas à l'exploitation minière, mais concernera tous les aspects de coopération dans le domaine de l'énergie nucléaire pacifique. Selon Khalid Touqan, la société Areva travaillerait pour calculer les quantités exactes d'uranium dans le Royaume, qui, selon lui, sont disponibles à un niveau commercial.
Après l'étude de faisabilité, les travaux commenceront par la construction d'une mine et d'une usine spéciale, la production réelle devant démarrer en 2012, a-t-il ajouté.
Contrairement à ses pays voisins riches en pétrole, la Jordanie n'a pas de ressources énergétiques. Elle dépend à 95 % de l'importation pour sa consommation énergétique, qui coûte annuellement près d'un quart de ses revenus, selon les statistiques officielles.
En janvier 2007, le roi Abdullah a annoncé un programme d'énergie nucléaire civil, en vertu duquel une centrale nucléaire serait construite avant 2015 et l'électricité nucléaire pourrait constituer 30% de sa production d'énergie avant 2030.
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