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Le plan de lutte anti-pollution entre en vigueur à Pékin

Un plan de lutte contre la pollution est entré en vigueur dimanche à Pékin pour tenter d'améliorer la qualité de l'air de la capitale chinoise avant l'ouverture des Jeux olympiques, le 8 août.

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La quasi-totalité des cimenteries, soit plus de 150, ont cessé de fonctionner pour deux mois ; le trafic automobile obéit désormais à des règles de circulation alternée selon les plaques minéralogiques.
Pékin espère ainsi retirer des rues 45% des 3,3 millions de voitures en circulation et réduire de 63% leurs émissions. Avec 1.000 voitures supplémentaires circulant chaque jour, Pékin est en train de devenir l'une des villes les plus embouteillées de la planète.
Des centaines de "volontaires sociaux", qui aideront les touristes et les policiers à éviter ou réprimer les comportements indésirables comme cracher dans les lieux publics et jeter des ordures par terre se sont déployés dans l'avenue de Chang'an, une des grandes artères de Pékin, qui passe entre la Cité interdite et la place Tiananmen.
Les chauffeurs de taxis, d'ordinaire accoutumés à perdre de l'argent dans les embouteillages, se réjouissent de la fluidité de la circulation. "Regardez, le trafic est déjà bien meilleur, c'est bien plus facile de conduire, aujourd'hui", se réjouissait l'un d'eux, Han Jianguo.
La municipalité a averti que les contrevenants aux règles seront pris sur le fait par un réseau de surveillance et condamnés à des amendes. Les autorités ont installé plus de 10.000 appareils "intelligents", dont des caméras, des cellules ultrasons et micro-ondes, sur les grands axes.
Ce plan, en vigueur pour une durée de deux mois, ne s'applique pas seulement à Pékin.
A Tianjin, ville portuaire à l'est de la capitale où se dérouleront les matches de poule du tournoi olympique de football, 40 usines ont reçu l'ordre de fermer la semaine dernière.
A Tangshan, centre d'industries lourdes au nord-est de Pékin, ce sont près de 300 usines qui fermeront.
La pollution chronique de la capitale chinoise, souvent recouverte d'un brouillard de fumée, est l'un des principaux points noirs de l'organisation des Jeux.
Au total, la capitale chinoise, qui du fait de la pollution est surnommée "Greyjing", a dépensé 120 milliards de yuans (17,58 milliards de dollars) pour dépolluer son environnement, et a retiré de la circulation 300.000 véhicules fortement pollueurs.

 

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